Le plan national de réouvertures de lignes ferroviaires de la FNAUT
Qu’il s’agisse de lignes à faible trafic ou non, la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT) a procédé à une étude exhaustive des lignes ferroviaires dont la réouverture est nécessaire au regard des besoins des usagers et permettant de limiter l’usage de l’automobile.
Dans sa proposition de Plan National de Réouvertures de Lignes ferroviaires, la FNAUT demande la réouverture de 49 lignes prioritaires, de 7 à 90 km, pour un total de 1 624 km de lignes réparties sur l'ensemble du territoire métropolitain. Le coût estimé est de 4,8 milliards d’euros. Ce montant serait à financer sur 22 ans soit 340 millions d’euros par an.
La FNAUT cite des exemples de réouverture de lignes qui ont fait leur preuve, notamment :
- Cannes-Grasse, une antenne péri-urbaine de 15 km
- Avignon-Carpentras, une relation entre deux villes proches. 25 km
- Nantes-Chateaubriant, une relation péri-urbaine puis interurbaine 64 km
- Tours-Chinon, une relation entre une grande ville et une ville modeste 45 km
La fédération donne également des exemples de réouvertures de lignes avec un succès plus mitigé faute d’avoir été prolongées.
Plusieurs sources de financement sont envisagées avec des origines variées :
- Les fonds européens
- La participation de l’Etat
- La participation des départements, des intercommunalités
- Des ressources fiscales
- Des financements privés
Cette étude présente des sources de réflexion plus qu’utiles permettant la réouverture de lignes ferroviaires au bénéfice des usagers et facilitant leur vie quotidienne qu’il s’agisse de leurs déplacements professionnels ou personnels.